Le Service public de l’emploi (SPE) vient d’annoncer la mise sur pied d’une nouvelle entité, ProgresS, qui reprendra dès l’été 2027 l’ensemble des mesures SEMO (semestre de motivation) et PREFO (préformation) du canton. Ce projet privilégie une association privée, A2 Intégration, créée ad hoc, et laisse sur le carreau les institutions qui s’occupent actuellement de cette tâche, à entière satisfaction des bénéficiaires : REPER, Intervalle et la Fondation de Fribourg pour la jeunesse (FFJ). Les 60 professionnel-le-s qui suivent les jeunes sans formation sont menacé-e-s de licenciement collectif, puisque le SPE refuse de leur donner la garantie d’être repris-e-s dans la nouvelle structure, ou de bénéficier de conditions de travail et de salaires équivalentes.
L’octroi de l’accompagnement des jeunes sans formation à A2 Intégration s’est fait dans l’opacité la plus complète. Depuis le début du processus, le SPE avait visiblement l’intention de confier l’accompagnement des jeunes en difficulté à une société privée créée ad hoc, A2 Intégration. Ce favoritisme interroge fortement.
ProgresS est dangereux : il aboutirait à la privatisation d’une partie fondamentale du dispositif de soutien à l’insertion des jeunes sans emploi à Fribourg. Nous demandons à la DEEF le maintien du dispositif actuel, ou la création d’une nouvelle entité impliquant les acteurs actuels et garantissant les emplois et conditions de travail de l’ensemble du personnel.
