Le SSP décide de quitter la FEDE

de: Gaétan Zurkinden

Lors d’une Assemblée générale extraordinaire qui s’est tenue le jeudi 23 avril, les délégué-e-s du SSP – région Fribourg ont pris la décision de démissionner de la FEDE au 31 décembre 2015. Cette sortie est motivée par le refus de la FEDE d’accepter la présence, en son sein, d’une organisation développant une logique syndicale qui lui est propre, et qui s’oppose aux coupes budgétaires et salariales du Conseil d’Etat.Lors d’une Assemblée générale extraordinaire qui s’est tenue le jeudi 23 avril, les délégué-e-s du SSP – région Fribourg ont pris la décision de démissionner de la FEDE au 31 décembre 2015. Cette sortie est motivée par le refus de la FEDE d’accepter la présence, en son sein, d’une organisation développant une logique syndicale qui lui est propre, et qui s’oppose aux coupes budgétaires et salariales du Conseil d’Etat.

A la suite de l’accord signé en août 2013 entre la FEDE et le Conseil d’Etat, entérinant des baisses salariales massives, le SSP – Région Fribourg avait décidé d’appeler à une seconde manifestation à laquelle plus de 1200 personnes ont participé. La direction de la FEDE avait alors sanctionné le SSP, en suspendant notre représentant du bureau de la FEDE, l'instance chargée de négocier avec le Conseil d'Etat.

Il ne s’agit pas là d’un épisode isolé. Depuis de nombreuses années, les interventions du SSP – région Fribourg sont systématiquement contestées par la FEDE. Cette dernière a, par exemple, considéré comme « inadmissible » notre demande au Conseil d’Etat en mars dernier d’annuler les coupes salariales pour l’année 2015, suite à la décision de la BNS de verser à l’Etat de Fribourg un montant non prévu au budget de 48 millions de francs.

Enfin, la direction de la FEDE a maintenu son choix de modifier ses statuts pour restreindre les droits et l’autonomie des organisations membres. But visé: museler le SSP, l'empêcher de mener des actions allant à l'encontre des choix de la faîtière.

Le SSP quittera dès lors la FEDE au 31 décembre prochain. Il demandera au Conseil d’Etat d’être reconnu comme interlocuteur à part entière, conformément aux dispositions prévues par la Loi sur le personnel de l’Etat de Fribourg (LPers) et à la pratique en vigueur dans les autres cantons.

Même si les divergences entre les orientations de notre syndicat et celles de la direction de la FEDE son réelles, le SSP regrette cette issue. Nous sommes en effet partisans de l'unité, y compris au plan organisationnel, des associations et syndicats du personnel. Cela dit, une telle unité implique que les règles démocratiques élémentaires de fonctionnement soient respectées.

Le SSP sera toujours favorable à l’unité d’action des organisations du personnel face à la politique d'austérité du Conseil d'Etat, qui applique des coupes salariales sur le dos du personnel pour financer des cadeaux fiscaux aux patrons et actionnaires. Notre syndicat continuera donc de proposer à la direction de la FEDE de combattre cette politique antisociale par des mobilisations communes.

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