Hausse des taxes universitaires: le Conseil d'Etat doit revenir sur sa décision

Photo: Eric Roset

de: Virginie Burri

Le 8 novembre, le Conseil d’État fribourgeois a annoncé qu’il acceptait la demande du Rectorat d’augmenter les taxes universitaires pour les étudiant·e·s. Il a également accepté d’introduire une taxe d’inscription de 180.- pour les doctorant·e·s. Cumulée à l’émolument de base de 115.-, cette taxe fera monter la facture annuelle des doctorant·e·s à 590.-.

Une taxe inacceptable !
Demander aujourd’hui à l’une des catégories universitaires les plus précaires de participer au financement
de l’Université est inacceptable !
Une grande partie des doctorant·e·s travaillent pour l’Université comme assistant·e·s en donnant des
cours, en encadrant des étudiant·e·s et en effectuant des tâches administratives. Et cela pour un salaire de
misère ! Aucune raison ne justifie donc l’introduction d’une taxe d’inscription.
Rappelons que les assistant·e·s ont déjà fait les frais des dernières mesures d’économies avec la
contribution de solidarité. A ce moment-là, ils/elles étaient bel et bien considéré·e·s comme des
employé·e·s de l’État et non comme des étudiant·e·s.

Les autres doctorants seront également touchés alors qu'ils se trouvent aussi dans une situation précaire.

Le Conseil d’État doit reconsidérer sa décision
L’État ne doit pas venir se servir dans la poche des plus précaires tout en prévoyant parallèlement
d’octroyer d’énormes cadeaux fiscaux aux entreprises. Cette attitude est irresponsable et indigne d’un
canton qui affiche près d’un milliard de fortune et qui fait des millions de bénéfices chaque année. Le SSP
demande au Conseil d’État de revenir sur sa décision et d’augmenter sa participation au financement de
l’Université.

La mobilisation doit continuer!
En attendant que le Conseil d’État revienne à la raison, le SSP a appellé les doctorant·e·s, mais aussi les
autres collaborateurs et collaboratrices à se joindre à la manifestation du 9 novembre, qui fut un succès mais qui ne doit pas être une fin en soi. La mobilisation doit continuer !

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