Sexisme / harcèlement : les revendications du SSP- Groupe enseignement

de: Virginie Burri

Le SSP-groupe enseignement a pris connaissance des très nombreuses dénonciations faites par des élèves - actuel·le·s ou ancien·ne·s –, de comportements jugés sexistes dans les écoles fribourgeoises. Pour rappel, ces dénonciations font suite aux réactions provoquées par la parution d’un article dans La Liberté qui donnait la parole à une étudiante suite à une remarque sur sa tenue vestimentaire.

Le nombre très important de témoignages (plus de 400!) reçu par le collectif de la Grève féministe montre que les solutions actuelles prévues pour lutter contre ces problèmes sont insuffisantes.

S’il faut saluer les mesures qui ont déjà été mises en place ces derniers jours, l’Etat doit également instaurer d’autres outils, valables à long terme, permettant de lutter contre le sexisme et le harcèlement sexuel. Dans ce sens, le SSP-Groupe enseignement a demandé qu’une rencontre soit rapidement organisée et a transmis aux Directions concernées (DICS, DEE et DIAF) des propositions concrètes:

  • Procédure : mise en place d’une procédure claire et simple à l’attention des élèves et du corps enseignant.
  • Structure compétente : les personnes concernées par des comportements inadéquats, les témoins de tels comportements ainsi que les membres du personnel qui auraient fait l’objet de sollicitations de la part d’élèves doivent pouvoir être entendu·e·s, en toute confidentialité, par une personne de confiance et être protégé·e·s en tant que donneur d’alerte. Cette structure, qui doit être composée de professionnel·les qualifié·e·s en la matière, doit être indépendante des Directions. Cette structure doit également être accessible aux autres secteurs de l’Etat.
  • Formation pour les enseignant·e·s : une journée de formation pour les enseignant·e·s doit être organisée. Il s’agira, dans ce cadre, de traiter des droits et des devoirs de chacun·e de ce qui peut être fait ou pas et de ce qui peut être dit ou pas. Il s’agira également de sensibiliser le corps enseignant sur les notions de consentement, de sexisme et de discrimination, ainsi que sur les questions LGBTIQ+.
  • Formation pour les élèves : une journée de formation pour les élèves, avec les mêmes thématiques que celles mentionnées au point précédent, doit être organisée. Une partie de la journée doit pouvoir être effectuée en non-mixité et en tenant compte des minorités de genre, qui subissent également des discriminations.
  • Ces journées de formation (forme et contenu) doivent être organisées en concertation avec les associations professionnelles, le collectif de la grève féministe, le bureau de l’égalité et la HEP et doivent être mises en place dès la rentrée prochaine. Lors de ces formations, la procédure mise en place doit également être expliquée.
  • Supervision : un soutien de type supervision pour un·e enseignant·e ou une équipe d’enseignant·e·s ou une direction et proposé afin de les soutenir dans l’exercice de leur métier.