La population fribourgeoise siffle la fin de l’austérité

de: SSP Région Fribourg

Ce dimanche 26 avril, une très large majorité des votant·es ont rejeté le plan d’austérité du gouvernement infligeant ainsi une défaite majeure au Conseil d’Etat.

Eric Roset

Une situation financière excellente

La volonté du gouvernement d’imposer un programme d’austérité s’est heurtée au mur de la réalité : comment expliquer qu’il faut se serrer la ceinture, alors même que les finances de l’Etat sont au beau fixe ? Le résultat des comptes 2025 – largement bénéficiaires – et d’autres indicateurs confirmant l’excellente situation financière de l’Etat (taux d’autofinancement élevé ; réserves considérables ; fortune en croissance) – ont démontré que l’analyse portée par le SSP, corroborée par des spécialistes des finances publiques, comme le Pr. Sergio Rossi, était juste.

La population ne s’est pas laissée berner

Le Conseil d’Etat a essayé de faire croire que son plan d’austérité n’aurait de conséquences ni pour la population, ni pour le personnel. Les fribourgeois·es ne se sont pas laissés berner : la LAFE, ce sont plus de 222 millions de francs de mesures d’économies touchant les prestations et diminuant massivement le pouvoir d’achat du personnel. Des mesures d’économies aussi fortes, dans un contexte d’importante croissance démographique, ne peuvent être indolores. HFR, EMS, crèches, accueils, transports publics : la LAFE – et le PAFE – auraient eu des conséquences majeures sur les prestations, alors même que l’offre est, déjà aujourd’hui, insuffisante.

Retrait immédiat du PAFE

Aujourd’hui, le message de la population est limpide : le gouvernement doit renoncer à l’austérité. Il doit donc retirer l’ensemble de son plan d’économies, y compris les mesures du PAFE impliquant des diminutions de prestations (gel des prestations d’intérêt général à l’HFR et au RFSM) et repoussant aux calendes grecques la revalorisation des professions soignantes.

L’excellente situation financière de l’Etat n’impose pas de mesures particulières, si ce n’est de renoncer à des contraintes inutiles : il faut, notamment, allonger la période d’amortissement des investissements, ne pas comptabiliser les amortissements dans l’équilibre budgétaire, autoriser les déficits lorsque cela répond à des besoins sociaux. Si, réellement, des besoins financiers supplémentaires devaient être nécessaires, il conviendrait de revenir sur les cadeaux fiscaux octroyés au cours des dernières années aux plus aisé·es : impôt sur le bénéfice et le capital des entreprises ; impôt sur la fortune, notamment.


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27.04.2026 Die Bevölkerung bläst der Sparpolitik den Marsch PDF (99,3 kB)