Revalorisation des fonctions de la santé: STOP au scandaleux moratoire de 3 ans!

Le SSP Fribourg, la Swiss Paramedic Association (ambulanciers/-ières fribourgeois-e-s), l’Association fribourgeoise des ASSC (AFDASSC) et l’Association fribourgeoise des assistant-e-s socio-éducatifs/-ives (AFRASE), de même que des représentant-e-s de 10 fonctions de la santé (voir au verso), ont décidé d’unir leurs forces pour exiger du Conseil d’Etat qu’il renonce au moratoire de 3 ans sur la revalorisation salariale des fonctions de la santé. Ce moratoire fait partie des mesures du Programme d’assainissement des finances de l’Etat de Fribourg (PAFE), entrées en vigueur le 1er janvier 2026.

La santé, au cœur du refus de la LAFE

Dimanche 26 avril, la population fribourgeoise a donné un signal extrêmement fort au Conseil d’Etat en balayant, à hauteur de 68,6%, les mesures d’austérité de la Loi sur l’assainissement des finances de l’Etat (LAFE). En rejetant la LAFE, les fribourgeois-e-s ne se sont pas uniquement exprimé-e-s sur les mesures d’économies, de nature législative, qui y figuraient. Dit autrement : ils/elles n’ont pas fait le tri entre les coupes budgétaires de la LAFE, à rejeter, et celles de la compétence du Conseil d’Etat (PAFE), qui seraient acceptables. C’est bien l’ensemble du paquet d’austérité présenté par le gouvernement qui a été refusé.

La population fribourgeoise a montré un refus particulièrement marqué des mesures d’austérité touchant la santé publique : gel des prestations d’intérêt général à l’HFR ou au RFSM, moratoire sur la revalorisation salariale des fonctions de la santé, notamment. Le Conseil d’Etat doit, dorénavant, concrétiser la volonté populaire en renonçant aux mesures d’austérité touchant le secteur de la santé qui figurent dans le PAFE.

Initiative pour des soins infirmiers forts : toujours rien !

Par ailleurs, l’initiative sur les soins infirmiers forts, acceptée très largement le 28 novembre 2021, n’a toujours pas été concrétisée pour le volet concernant les conditions de travail et la rémunération. Corriger l’inégalité de traitement que subissent les fonctions de la santé de niveau HES – et, par ricochet, les fonctions de la santé exigeant des diplômes différents (CFC, formations certifiantes) – est, dans ce cadre, incontournable.

La Commission d’évaluation des fonctions (CEF) a terminé ses travaux pour les fonctions de la santé suivantes : infirmiers/-ières, ergothérapeutes, physiothérapeutes, ambulanciers/-ières, ASSC, sage-femmes, ASE. Pour ces fonctions, il ne reste plus au Conseil d’Etat qu’à rendre sa décision. Il n’est pas acceptable de faire patienter le personnel concerné trois années supplémentaires alors que le dossier est déjà finalisé ! Pour les infirmiers/-ières spécialisé-e-s du domaine opératoire (IDDO), les technicien-ne-s en salle d’opération (TSO) et les assistant-e-s techniques en salle d’opération (ATSO), les remarques des professionnel-le-s concerné-e-s ont déjà été transmises à la CEF, qui n’a plus qu’à effectuer le travail d’évaluation. Là aussi, au vu de la crise que connaissent ces métiers, il serait scandaleux d’attendre trois années supplémentaires pour effectuer ce travail.

A relever que la revalorisation de la fonction d’ASE concerne également des salarié-e-s qui travaillent, dans une très large majorité d’ailleurs, dans le secteur social : institutions sociales, crèches et accueils, notamment.

Respecter l’accord passé devant l’Organe de conciliation et d’arbitrage

Le 18 octobre 2024, un accord avait été passé entre le SSP et le Conseil d’Etat devant l’Organe de conciliation et d’arbitrage. Cet accord impliquait qu’en échange de l’engagement du SSP à ne plus déposer de requêtes de décision formelle jusqu’au 31 décembre 2026, le gouvernement s’engageait à transmettre les 10 décisions formelles concernant les fonctions de la santé au SSP au plus tard à la fin de l’été 2025.

De son côté, le SSP a respecté strictement les termes du contrat. Le Conseil d’Etat, par contre, en décidant d’un moratoire de 3 ans sur la revalorisation salariale des fonctions de la santé, revient sur la parole donnée. Jusqu’à présent, le gouvernement nous a toujours assurés que le respect des engagements pris était une valeur essentielle à ses yeux et qu’il refuserait, dans tous les cas, à en renier certains. Nous attendons, de sa part, le même respect de ses engagements.

Contacts :

Pour le SSP Gaétan Zurkinden, secrétaire régional

Pour la Swiss paramedic Association Yannick Wettstein, Président (079 740 63 22)

Pour l’AFDASSC Stephan Icher, Président (079 641 20 24)

Pour l’AFRASE Grégory Magnin (079 365 80 72)

Pour les infirmiers/-ières Filipe Coutinho (contact sur demande)

Pour les infirmiers/-ières du domaine opératoire Maud Rerot (contact sur demande)

Pour les technicien-ne-s en salle d’opération (TSO) Camille Dafflon (contact sur demande)

Pour les assistant-e-s technique en salle d’opération Filipe Magalhaes (contact sur demande)

Pour les physiothérapeutes Thomas Grobéty (contact sur demande)

Pour les ergothérapeutes Lisa Haymoz (contact sur demande)

Pour les sage-femmes Sandrine Verdon (contact sur demande)


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26.06.2026 Demande de 4 syndicats/associations et 10 fonctions de la santé au Conseil d'Etat de renoncer au moratoire de 3 ans sur la revalorisation des fonctions de la santé PDF (1,1 MB)